Quelles relations les jeunes urbains entretiennent-ils avec leurs plantes ?

YoUR: Quelles relations les jeunes urbains entretiennent-ils avec leurs plantes ?

Les jeunes urbains ont-ils beaucoup de plantes chez eux ? Rêvent-ils d’en avoir plus ? Qu’attendent-ils idéalement de leurs plantes ? Comment perçoivent-ils les activités autour du jardinage ?

En janvier 2020, mille jeunes urbains, âgés de 25 à 40 ans, ont répondu à une enquête menée par ASTREDHOR et Audencia Business School. Cette enquête explore différentes dimensions de leurs relations au végétal dans l’espace privé. L’enquête s’intéresse également au lien social généré par les plantes, y compris sous l’angle des réseaux sociaux. Elle explore le lien entre la conscience environnementale des jeunes urbains, leur engagement en matière d’alimentation durable et leurs relations aux plantes.

Pourquoi s'intéresser aux jeunes urbains ? Un enjeu d'avenir pour la filière horticole 

Aujourd’hui, les plus grands consommateurs de fleurs et plantes sont les foyers les plus âgés. Toucher les jeunes consommateurs urbains est donc un enjeu de taille pour l’avenir de la filière horticole française. Pour cela, il est au préalable nécessaire d’identifier leurs comportements avec le végétal en question pour ensuite déployer les outils de distribution les plus adaptés.

Méthode 

Pour mieux connaitre les attentes des jeunes urbains vis-à vis des plantes chez eux, nous avons interrogé mille personnes âgées de 25 à 40 ans, habitant en centre-ville ou en zone péri-urbaine, en France métropolitaine, entre janvier et février 2020. 

Pour répondre aux objectifs, le questionnaire YoUR explore 5 dimensions :

  • « Votre relation au végétal »
  • « Votre végétal idéal »
  • « Les effets du végétal sur vous »
  • « Le végétal, vous, et les autres »
  • « Vous et l’entretien de vos plantes »

Même si la crise COVID est venue bousculer en partie les habitudes de vie des français après cette enquête, les enseignements que nous en tirons semblent toujours d’actualité et pourraient même se trouver amplifiés tant les aspirations à renouer avec la nature se font sentir.

Quelques résultats : désir de nature, conscience écologique et bienfaits psychologiques

L’idée d’avoir des plantes chez soi associée à la relaxation, la détente. 

Les résultats montrent que les jeunes urbains apprécient les plantes pour se reconnecter à la nature, physiquement et symboliquement, et pour leurs bénéfices sur le bien-être mental et physique. 

Le concept de « plant parenting » 

Dans l’enquête, nous avons exploré la question de l’attachement aux plantes en comparaison à l’attachement aux animaux de compagnie. « on peut s’attacher à une plante comme on s’attache à un animal » : 43% des jeunes urbains sont d’accord. Nous sommes allés plus loin, en identifiant si certains donnaient des noms à leurs plantes, comme on baptise son animal de compagnie, et bien c’est seulement 14% de jeunes urbains qui adhèrent à cette pratique. Finalement, le « plant parenting » à proprement dit concerne donc assez peu de personnes.

Est-ce une corvée pour les jeunes urbains de s’occuper de ses plantes ? 

A noter qu’il s’agit là d’une question clivante ! Près de la moitié des jeunes urbains prend plaisir à jardinier, alors que pour l’autre moitié il s’agit d’une contrainte. On a demandé aux jeunes urbains « La plante idéale, ce serait quoi pour vous » : c’est le critère de facilité d’entretien qui arrive en premier. En fait la plante est vue par l’utilité qu’on en a … et les jeunes sont bien conscient des bénéfices que ces plantes peuvent apporter dans leur vie. 

Plus les urbains sont engagés la transition alimentaire, l’alimentation durable, et plus ils apprécient de prendre soin de leurs plantes.  

Il y a une continuité entre la conscience environnementale des jeunes urbains et leur appétence pour l’entretien des plantes. 
 

Pour aller plus loin : 

Les résultats de ce travail sont accessibles sous plusieurs formes : wébinaire, synthèse technique article de vulgarisation, publication scientifique : retrouvez les liens ci-dessous. 

  • Wébinaire : Un wébinaire ouvert aux acteurs de la filière a présenté les résultats opérationnels le 22 avril 2021. Le replay du wébinaire est disponible sur la chaine YouTube d'ASTREDHOR :

 

 

Axe de recherche de l'UMT STRATège : Axe 1 : Adapter les produits horticoles aux usages et pratiques des consommateurs urbains et aux contraintes pédoclimatiques urbaines

Partenaires du projet :

  • ASTREDHOR Unité Nationale
  • Audencia Business School

Coordinatrice du projet : Gervaise Debucquet, maîtresse de conférences, Audencia Business School - gdebucquet@audencia.com

 

 

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